ECONOMIE
De manière générale les économistes n’ont jusqu’ici que très peu tenu compte de l’environnement. Dans l’approche néoclassique à l’origine du courant dominant actuel, les ressources ou actifs naturels sont des biens non productibles par l’homme, qui peuvent être renouvelables ou épuisables. L’introduction de la notion de biens collectifs a permis de mieux aborder ces problématiques, les biens collectifs purs comme le climat de la planète justifiant la mise en place de mécanismes de taxes (taxe carbone) ou alors de droits de polluer lorsqu’il s’agit de compenser des effets externes négatifs.
Pour les défenseurs d’une soutenabilité faible, l’augmentation de biens marchands pourrait compenser une dégradation de l’environnement alors que les tenants d’une soutenabilité forte privilégient l’exigence de la non-décroissance du capital naturel et de non substituabilité. C’est un élément important lorsqu’on définit les principes du développement durable.
Les critiques de l’approche néo-classique se caractérisent plutôt par leur refus de la sémantique autoréférentielle (préférences, utilité, choix, etc.) de l’école dominante et la remplace par la référence à des phénomènes physiques préexistants qui s’imposent aux économistes, en amont.
Les économistes se sont aussi penchés sur les liens entre commerce, croissance et environnement. On relèvera à ce sujet la « courbe de Kuznets environnementale » qui lie revenu et environnement : lors des premières phases de croissance l’accumulation du capital et la forte augmentation de la production sont à l’origine d’une dégradation de l’environnement et il faut attendre que le niveau de vie ait dépassé un certain seuil pour que les consommateurs puissent s’offrir le luxe d’une meilleure protection de l’environnement.


10 millions ou rien
Le 21 mars 2025, le Conseil fédéral suisse a proposé de rejeter l’initiative de l’UDC visant à limiter la population résidente à 10 millions d’habitants d’ici 2050. L’UDC lie durabilité et immigration, affirmant que la croissance démographique menace l’avenir du pays. Le Conseil fédéral souligne que la dénonciation de l’accord de libre circulation avec l’UE, comme le prévoit l’initiative, aurait des conséquences économiques graves. La croissance démographique suisse est principalement due à l’immigration, mais le gouvernement note que cette croissance a également soutenu l’économie. Un reportage de la RTS explore les contradictions entre les positions de l’UDC et de la gauche, ainsi que les défis posés par l’immigration massive.

Demande d’énergie : forte croissance en 2024
L’Agence Internationale de l’Énergie (AIE), l’organisation internationale fille/sœur de l’OCDE qui représente les intérêts des pays consommateurs en matière d’énergie vient de publier les statistiques de la demande d’énergie au niveau mondial en 2024. Cette...

Ambitions carbone nettement réduites pour UBS
Le site spécialisé ESGtoday vient de signaler que la super banque suisse UBS a nettement réduit ses ambitions environnementales après le rachat de Credit Suisse. En effet, le rapport 2024 de la banque sur sa politique en matière de soutenabilité publié le 17 mars 2025...

UE : Banque décarbonatrice et détricotage administratif
Le 26 février 2025, la Commission européenne a lancé son « Clean Industrial Deal », mobilisant 100 milliards d’euros pour décarboner l’industrie, dont 20 milliards issus du Fonds européen pour l’innovation. Parallèlement, elle a simplifié les règles de reporting environnemental, notamment en relevant les seuils d’application de la directive CSRD et en assouplissant les obligations des grandes entreprises. Ces mesures ont suscité des interrogations, notamment en Suisse, qui s’alignera probablement sur ces nouvelles règles.

Accord sur le changement climatique, le commerce et la durabilité
L’ACCTS, signé le 15 novembre 2024 par la Suisse, le Costa Rica, l’Islande et la Nouvelle-Zélande, est un accord plurilatéral innovant qui lie commerce et durabilité en exonérant de droits de douane 360 biens et 114 services environnementaux tout en interdisant les subventions aux énergies fossiles particulièrement néfastes. Toutefois, le Conseil fédéral n’a pas eu le courage de proposer la suppression de l’abaissement du prix des carburants pour l’agriculture.

UE : omnibus de simplification ou retour en arrière ?
Suite notamment au rapport Draghi, la Commission européenne a signalé vouloir alléger la charge administrative des entreprises en relation avec les nouvelles réglementations environnementales. Un train de ‘simplifications’ devrait être présenté le 26 février 2025 dans...

Éoliennes Pourquoi tant de haine ?
Les éoliennes sont une nécessité incontournable si on veut réussir la transition énergétique. Le prix de l’électricité éolienne a chuté de manière spectaculaire et cette énergie est particulièrement prisée en hiver, alors que le solaire produit davantage en été. Les critiques excessives de certains opposants les disqualifient. Le nucléaire est lui peu flexible, cher et dans tous les cas arrivera trop tard

Éoliennes catastrophes
Cet ouvrage ‘excessif’ fait le procès de l’énergie éolienne en soulignant un bilan écologique défavorable expliqué par l’usage de matériaux non réutilisables et une productivité aléatoire qui nécessite l’emploi d’énergie non renouvelable pour compenser une forte intermittence. Souvent les procédures démocratiques ne sont pas respectées pour implanter ces éoliennes et les milieux politiques comme les ONG sont corrompues, lorsque la mafia n’est pas impliquée directement.

Economie responsable : NIET
Le couperet est tombé : l’initiative populaire des Jeunes Verts «Pour une économie responsable respectant les limites planétaires (initiative pour la responsabilité environnementale)» a été refusée le 9 février 2025 par près de 7 Suisses sur 10. La participation...

Climat et banques : Transparence obscurcie
Alors que la Commission européenne prévoit de relativiser les nouvelles règles concernant le reporting environnemental pour alléger la charge administrative des entreprises, la banque centrale US abandonne l’organisation qui veut réduire l’impact des banques sur le climat. De très grandes banques nord-américaines comme la plus grande société de gestion d’actifs abandonnent les organismes qui poursuivaient de tels buts. Et le président Trump est à nouveau sorti de l’accord de Paris…