ECONOMIE
De manière générale les économistes n’ont jusqu’ici que très peu tenu compte de l’environnement. Dans l’approche néoclassique à l’origine du courant dominant actuel, les ressources ou actifs naturels sont des biens non productibles par l’homme, qui peuvent être renouvelables ou épuisables. L’introduction de la notion de biens collectifs a permis de mieux aborder ces problématiques, les biens collectifs purs comme le climat de la planète justifiant la mise en place de mécanismes de taxes (taxe carbone) ou alors de droits de polluer lorsqu’il s’agit de compenser des effets externes négatifs.
Pour les défenseurs d’une soutenabilité faible, l’augmentation de biens marchands pourrait compenser une dégradation de l’environnement alors que les tenants d’une soutenabilité forte privilégient l’exigence de la non-décroissance du capital naturel et de non substituabilité. C’est un élément important lorsqu’on définit les principes du développement durable.
Les critiques de l’approche néo-classique se caractérisent plutôt par leur refus de la sémantique autoréférentielle (préférences, utilité, choix, etc.) de l’école dominante et la remplace par la référence à des phénomènes physiques préexistants qui s’imposent aux économistes, en amont.
Les économistes se sont aussi penchés sur les liens entre commerce, croissance et environnement. On relèvera à ce sujet la « courbe de Kuznets environnementale » qui lie revenu et environnement : lors des premières phases de croissance l’accumulation du capital et la forte augmentation de la production sont à l’origine d’une dégradation de l’environnement et il faut attendre que le niveau de vie ait dépassé un certain seuil pour que les consommateurs puissent s’offrir le luxe d’une meilleure protection de l’environnement.


L’atome fait tourner les têtes, mais après 2050 !
Le Conseil fédéral vient de publier son message en réponse à l’initiative populaire de l’UDC intitulée « De l’électricité pour tous en tout temps (Stop au blackout) ». Si le gouvernement propose au Parlement de rejeter l’initiative, il lui oppose un contre-projet...

Genève : échec de la négociation internationale sur le plastic
Ainsi que le confirme le communiqué de l’Office fédéral de l’environnement, la cinquième ronde de négociation d’un traité sur les matières plastiques a abouti finalement à un constat d’échec ce 15 août à Genève. La dernière nuit de négociation n’a pas permis de...

Banques respectueuses du climat (NZBA) : l’UBS abandonne le navire
UBS a annoncé jeudi avoir décidé de se retirer de la Net-Zero Banking Alliance (NZBA), une initiative de l'ONU contre le réchauffement climatique dont la banque suisse figurait parmi les fondateurs à sa création, en 2021. Dans le communiqué laconique publié le 7 août...

Multinationales : initiative déposée
287'164 c’est le nombre de signatures déposées à la Chancellerie fédérale par le comité de la nouvelle initiative populaire pour des multinationales responsables. Ce nombre important de signatures démontre l’ampleur de l’engagement d’une partie importante de la...

Entreprises responsables : hésitations européennes
La Suisse et l’Europe hésitent sur l’application des règles ESG. L’UE revoit la CSRD et la CSDDD pour alléger les charges administratives, suscitant des divisions. La BCE défend ces instruments, soulignant leur importance pour la transparence climatique et l’équité entre entreprises.

Dossier éoliennes
L’énergie éolienne représente seulement 0,07% de la consommation énergétique suisse et 0,3% de l’électricité produite, bien loin des pays voisins. Les projets font face à de fortes oppositions environnementales et paysagères, avec deux initiatives populaires en cours visant à restreindre leur développement.

La croissance verte contre la nature
« La croissance verte contre la nature » d’Hélène Trodjman critique l’écologie marchande et la notion de « croissance verte » promue par l’OCDE et la Commission européenne. L’autrice dénonce l’échec de la « finance verte » et du « greenwashing », prônant des systèmes agraires alternatifs pour sauver la planète. Elle s’appuie sur l’exemple des biocarburants et la Convention sur la diversité biologique pour illustrer les failles des politiques actuelles. Trodjman conclut que la décroissance est la seule voie viable pour préserver la nature.

Construisons des ponts
« Building Bridges » (BB), une initiative lancée en 2019 par des autorités suisses, des financiers et l’ONU, vise à promouvoir une économie durable. Présidée par le banquier Patrick Odier la fondation organise des événements annuels réunissant des experts internationaux. En décembre 2024, 2500 participants, majoritairement des financiers, ont discuté de finance durable. Malgré des impressions de ‘greenwashing’, BB offre des discussions techniques intéressantes. La prochaine édition est prévue pour septembre 2025.

URGENT : attendre
Le Conseil fédéral a fini par publier les résultats de la procédure de consultation qu’il avait organisée sur son projet de modification du code des obligations concernant la transparence sur les questions de durabilité des entreprises. Comme je l’avais relevé à la...

OMNIBUS de l’UE : premier arrêt en gare
Jeudi 3 avril 2025, le Parlement européen a décidé à une très large majorité (531 voix contre 69) de retarder l’entrée en vigueur des réglementation environnementales pour les entreprises avant de procéder à un réexamen plus approfondi. Ce premier exercice à court...