Le 20 novembre, le Programme des Nations Unies pour l’Environnement (UNEP) a publié son rapport annuel sur l’avancement des mesures destinées à réduire le réchauffement. Le titre de la version française est « Rapport 2023 sur l’écart entre les besoins et les perspectives en matière de réduction des émissions » et son résumé intitulé « Record battu » est nettement moins percutant que sa variante anglaise qui est « Broken Record », avec le sous -titre « Temperature hit new highs, yet world fails to cut emissions (again) » qui est illustré par l’image d’un disque 33 tours en vinyle partiellement fondu et déformé (cf. illustration).

C’est un véritable coup de semonce avant l’ouverture de la COP28. Ce 14ème rapport relève que des progrès ont été réalisés : à l’horizon 2030 les gaz à effet de serre (GES) devraient augmenter de 3%, contre 16% calculés lors de la signature de l’accord de Paris. Cela reste toutefois nettement insuffisant. En effet, on reste très loin de l’objectif défini en 2015 : « Dans l’état actuel de la mise en œuvre intégrale des contributions déterminées au niveau national (CDN) inconditionnelles faites dans le cadre de l’Accord de Paris mettrait le monde sur la bonne voie pour limiter la hausse des températures à 2,9 °C par rapport aux niveaux préindustriels au cours de ce siècle. ».

Une figure permet d’illustrer ces défis :

Figure sur Gap Report 2023
Figure sur Gap Report 2023

Ces chiffres exprimés en Gigatonnes d’équivalent CO2 (Gt) illustrent le défi: pour atteindre un réchauffement de 2 degrés ce sont 14 Gt supplémentaires qui devraient être économisés/évités et 22 si on veut rester à 1,5 degrés !

Finalement, on comprend mieux les cris d’alarme du Secrétaire général de l’ONU et les doutes qui se sont installés dans la perspective de la réunion des parties dans une des monarchies pétrolières.

Couverture Gap Report 2023
Couverture Gap Report 2023